La valériane occupe une position particulière. C'est l'une des rares plantes à disposer d'une monographie de l'Agence européenne des médicaments : le comité des médicaments à base de plantes a adopté le 2 février 2016 un avis sur Valeriana officinalis L., radix, qui remplace celui du 13 juillet 2006, et qui reconnaît un usage bien établi pour le soulagement de la tension nerveuse légère et des troubles du sommeil.
Cette monographie concerne les médicaments à base de plantes, pas les compléments alimentaires. Un complément ne peut pas s'en prévaloir. De son côté, la Commission européenne a suspendu l'évaluation des allégations portant sur les plantes : plus de 2 000 restent en attente, comme le rappelle la fiche pratique de la DGCCRF mise à jour le 10 novembre 2025. Et toute allégation qui suggérerait la prévention, le traitement ou la guérison d'une maladie est interdite.
Ce cadre explique la formulation de cette fiche. Il explique aussi ce qui se lit ailleurs : lors de son enquête publiée le 19 septembre 2022, la DGCCRF a relevé 60 % d'anomalies sur 75 établissements contrôlés, dont 38 opérateurs utilisant des allégations thérapeutiques interdites. Treize avertissements, trente injonctions et deux procès-verbaux ont été notifiés.